Une brève histoire

de la Méditerranée

 - spectacle

De Léa Carton de Grammont
Mise en scène: Victor Thimonier

Avec: Clément Carabédian

Création vidéo : Ruben Cohen 
Création sonore : Juliette Sedes
Création lumière: Fabio Caldironi / Luc Michel

1/3

Ce texte est lauréat des Encouragements du Centre National du Théâtre et du prix Jean-Jacques Lerrant des Journées des auteurs de théâtre de Lyon. 

RÉSUMÉ

La Méditerranée est un infini de temps, d'espaces et de récits. Dite à l‘échelle d‘un homme, elle déborde.

Le K est né sur une île des Cyclades. Jeté à l'eau par l'éruption volcanique sous laquelle son monde s'écrase, il parcourt l'espace maritime, de la crise de salinité messinienne (il y a cinq millions d'années) à nos jours. Il apprend à naviguer, tombe amoureux d'une murène, voit la mer se vider d'elle-même, réchappe de la peste, se convertit au christianisme, retrouve sa sœur, la prête sur gage, rêve de construire un canal pour abréger la route des Indes, repeuple un harem délaissé, traverse les guerres balkaniques, écume les stations balnéaires, marque un arrêt face aux migrants. À chacune de ses noyades, il dresse la typologie de la faune poissonneuse.

Petit homme dans un espace trop grand pour lui, il rencontre au fil des lieux et des siècles, des rivages possibles. Le K est un homme de Méditerranée, il exagère la mer, il la rit pour l'apprivoiser, pour l'inviter sur les plateaux de théâtre.

Une brève histoire de la Méditerranée est une proposition théâtrale pour un acteur, autour, sur et à l’intérieur d’un dériveur.

Extrait

Eschatologie maritime.
Cratère de Santorin, XXIème siècle.

Le K. _ Méditerranée n’est pas un nom pour un endroit.
Tu sais l’orthographier ? Avec un r ou deux ? Et une fois que tu as décidé tu es pris de court en arrivant au n. Tu en voudrais deux comme dans année, mais ça aurait plus de sens qu’il y ait deux r comme dans terra, terre, que deux n comme dans année, alors si tu n’as pas encore mis deux r tu rajoutes un r et sinon tu t’abstiens d’un n par souci d’équilibre.
Ce qui est aberrant c’est que tu te dises : ça a plus de sens de faire terra que année avec deux n, alors qu’on parle de mer, mare.
Le r devrait être plus tôt dans le mot, pour ne pas faire terre mais mer : meritérannée. C’est un contresens de mettre terre dans un nom de mer.

Quand on dit très vite mermediterrée mermed très vite ça fait mermaid, ça veut dire sirène en anglais.
Méditerranée, dedans il y a terre, admettons. Et med/medi. De médian : ce qui est au milieu. La terre au milieu. Si tu fais preuve d’abstraction la terre au milieu spatialement ça tient. Que les géographes métaphorisent je ne l’encaisse pas mais ça tient.

Ou méditer, directement. Là où tu contemples. La mer, espace infini qui te renvoie à ton infinie petitesse.
Ranée ne veut rien dire par contre.
Sauf dans suranné. Mais il y a deux n.

Méditerranée : « médit » du verbe médire, troisième personne du singulier. Action méridionale traditionnelle.
Erre, du verbe « errer », troisième personne toujours.
Ces deux verbes d’action mis conjointement ne sont pas sans évoquer Ulysse, qui parle parle parle et n’arrive jamais ou alors tard.

Le fardeau du marin : médite, erre. Anée je ne comprends pas. Si, le -ée, le -ée est important, il signale que c’est une femme. 

Dossier de présentation

Portfolio

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